Une information insuffisante

 

     Pointés du doigt par une association puis par le Conseil d'Etat, les organismes génétiquement modifiés ont été jugés trop léger, en matière d'information du public. En effet, Corinne Lepage a annoncé que :" un certain nombre de principes de la directive et en particulier le droit à l'information du public sur les études en matière de santé des OGM (...) n'était pas respectés". Par conséquent, le gouvernement se penche sur une loi qui traitera « spécifiquement de la question de l'information du public sur les OGM ». Le ministre de l’environnement a déclaré que les évaluations sur les OGM étaient insuffisantes pour autoriser leur commercialisation ; de plus le problème des distances de séparation entre champ OGM et biologique n'a pas encore été résolu. Un débat public devrait avoir lieu sur le problème de la mise en place des OGM sur le marché.

     Depuis quelques années les militants qui sont contre les OGM luttent pour montrer aux consommateurs que les informations concernant les OGM qui sont intégré dans l'alimentation est insuffisante. En effet, lorsqu'un produit possède moins de 0.9% d'OGM ce n'est pas indiqué. Les produits qui contiennent plus de 0.9% sont quand à eux étiquetés par exemple vous pourrez lire "sirop de mais issu de mais génétiquement modifié". Cependant sur 80000 produits alimentaires commercialisés en France, seule une trentaine sont étiquetés OGM, il s agit généralement de produits qui viennent des Etats-Unis ou d'huiles de soja.  Il faut aussi savoir que si les animaux dont sont issus les produits ont été nourris aux OGM, le consommateur ne peut pas le savoir. Or 80% des animaux qui proviennent d'élevage sont nourris avec des OGM, principalement avec du soja importé du continent américain. Nous consommons donc forcément des OGM de manière indirecte. De plus par le biais de l'alimentation animale les OGM entrent dans la chaine alimentaire.
     Il est clair que l'étiquetage est insuffisant. Par conséquent, les consommateurs se retrouvent impliqués dans des cultures dont ils ne savent rien. Cependant il existe une demande très claire des consommateurs pour des produits sans OGM. Une majortié de Français et d'Européens se montrent sceptiques et sont même hostiles à leur égard. C'est pour cela que ces personnes réclament un étiquetage permettant au consommateur de savoir si les animaux ont été nourris ou pas avec des OGM.

 

 

    En mai 2009, un premier pas a été fait par le conseil National de la Consommation. Il a admis que les industriels de l'agro alimenaire qui avaient choisi les produits "sans OGM" pouvaient le signaler via l'étiquetage. Il propose même que la mention "Animaux nourris sans utilisation d'OGM" soit apposée sur la viande, les oeufs, et les produits laitiers issus de filières excluant l'alimentation à base d'OGM. Les oppossants aux OGM sont satisfaits de cet acte qui devrait permettre de mettre en valeur les filières sans OGM et même d'orienter les consommateurs vers ces produits. S'opposer contre la dissémination des OGM ne veut pas dire être contre la science. Bien au contraire, ce qu'il faut c'est plus de recherches avant de les intégrer dans le marché. Ainsi les risques seront mieux connu du grand public. En Europe, le systeme d'évaluation et d'autorisation des OGM comporte énormément de lacunes et doit être entièrement revu. En effet, l'étude des effets directs, indirects, cumulés à long terme et OGM sur la santé doit être inclu à ses tests.

 

 

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