Des risques supposés

 

     On pourrait penser que la propagation des OGM n'est pas bien grave mais leur généralisation représente une menace. Tout d'abord les défenseurs OGM ont annoncé que les trois filières agricoles qui existent actuellement (cultures traditionelles, cultures bio et cultures OGM) peuvent cohabiter. C'est une information totalement fausse. En effet, nous ne pouvons pas maintenir des filières parfaitement étanches c'est a dire que la contamination des filières traditionelles et bio par les OGM est inévitable. Une expérience menée en 2009 par Greenpeace a été mené pour prouver que la contamination était un fait réel, cette expérience constitait à faire analyser 22 variétés de miels vendus dans le pays et plus d'un quart comportaient des traces de pollens OGM.

     On sait maintenant que depuis 1996, date de l'arrivée des OGM sur le marché, 216 cas de contamination ont été enregistrés dans 57 pays. Il est vraie qu'il est difficile d'imaginer que des champs OGM puissent cohabiter avec des champs non-OGM sans que le vent, les abeilles, les oiseaux et les eaux souterraines ne viennent perturber cette belle cohabitation. En effet, la nature va forcément avoir un impact sur les agricultures : les semences, les pollens et les fleurs vont être mélangés. Mais cette contamination ne se limite pas à la nature, les machines agricoles, dans les silos de stockage et le transport des produits vers la transformations sont aussi des facteurs de la contammination. On peut donc dire que le développement généralisé des OGM serait équivalent à un arrêt de mort de toutes les autres formes d'agriculture. Il n'y aurait alors aucune possibilités de ne pas consommer d'OGM.
     De plus, avec une plante OGM l'agriculteur va utiliser beaucoup plus d'herbicide. En effet,  lorsqu'une plante n'est pas un OGM l'agriculteur ne peut pas appliquer d'herbicide avant la pousse alors qu'avec une plante OGM qui est resistante à l'herbicide il peut en utiliser tout au long de la pousse.  Utiliser cet herbicide en permanence c est prendre le risque de voir apparaître de mauvaises herbes qui vont devenir résistantes à cet herbicide.
     Il est également possible qu'un OGM produise son propre insecticide comme l'a montré l'experience du MON 810 en Europe qui a produit un insecticide. Dans ce cas ce nouvel insecticide menade des insectes qui ne sont pas ciblés et on pourrait penser qu'il serait aussi capable de devenir nocifs pour l'être humain.  En effet, il est important de vérifier que les plantes transgéniques ne soient pas toxiques pour d'autres insectes dits " non ciblés ". Ce sont les insectes qui ne sont pas considérés comme " ravageurs " et qui peuvent même être bénéfiques pour l'écosystème, voire pour tout l'environnement, d'où leur nom d'insectes " utiles ". Exemples : les abeilles, les coccinelles, …

     Même si il n'existe aucune étude à long terme sur les risques sanitaires liés à la consommation de ces organismes. En effet Pourtant, alors que les pesticides doivent être testés pendant une période minimale de deux ans avant d’être autorisés en Europe, les tests de sécurité effectués sur les OGM n’ont jamais duré plus de 90 jours même pour les plantes OGM pesticides.L'innocence des OGM pour la santé humaine n'a donc pas encore été démontrée, personne ne peux donc garantir que les organismes génétiquement modifié sont sans danger. Comme nous l'avons expliqué précédemment, les organismes génétiquements modifiés sont susceptibles de provoquer des allergies, d'affaiblir les antibiotiques et ils ont également un risque de toxicité.Le débat sur le maïs pesticide Bt MON863 est né des inquiétudes exprimées par des scientifiques indépendants40 au sujet de différences lors de tests alimentaires. Au lieu d’admettre les incertitudes concernant la sécurité alimentaire du MON863 et d’approfondir les recherches, l’EFSA41 et l’industrie des biotechnologies42 se sont évertuées à nier l’importance de ces découvertes.

 


     La toxicité à long terme des résidus d'herbicides peut s'accumuler dans la chaîne alimentaire. En effet, la majorité des plantes transgéniques sont modifiées pour les rendre tolérantes à des herbicides totaux. Lorsqu’une plante est naturellement résistante à un herbicide, elle va le métaboliser, c’est à dire le détruire complètement et il n’en restera plus aucune trace. Mais lorsque la plante est rendue résistante à un herbicide, le problème est en fait tout autre :Soit ces plantes ont vu leur patrimoine génétique modifié au niveau de l’enzyme cible de l’herbicide (probablement la forme du site actif a-t-elle été modifiée). L’herbicide ne peut donc plus agir sur la plante mais le problème réside dans le fait que la plante est alors incapable de métaboliser l’herbicide et que celui-ci s’accumule dans les récoltes, notamment dans les zones de croissance et de réserve puisqu’il se déplace de la même manière que les produits de la photosynthèse. C’est le cas des plantes résistantes au glyphosate comme par exemple le Round Up dont on connaît le caractère mutagène et cancérigène ou le Basta dont le caractère neurotoxique est démontré.
puce.Soit la résistance est due a l’introduction d’un gène de métabolisation bactérien et dans ce cas, l’herbicide sera éliminé. C’est le cas pour les plantes transgéniques résistantes aux herbicides déjà utilisée dans certains pays comme par exemple les plantes résistantes au glufosinate (matière active de désherbants totaux) : cette fois les plantes transforment l’herbicide en un métabolite qui s’accumulera dans les récoltes. Mais se pose alors un problème d’homologation des herbicides totaux qui ne l’etaient alors que pour les bordures de chemin, n’étant pas utilisés dans les champs. Cette ré-homologation consiste en l’évaluation des risques de résidus a l’intérieur des plantes destinées a la consommation.


     Il serait vraiment infondé de dire que la consommation d'OGM est sans danger pour la santé sous pretexte que les Américains en consomment depuis 10 ans sans qu'il y ait de conséquences visibles. En effet, il n'existe aucune étude sur cette question.En revanche, ce qui ne fait pas de doute, c’est que les cultures OGM peuvent potentiellement provoquer bien plus de réactions allergiques que les cultures issues de croisements conventionnels. Ainsi, lors d’une expérimentation à long terme menée en Australie, il a été constaté que des petits pois OGM causaient des réactions allergiques chez les souris. Cela les rendait également plus sensibles à d’autres allergies alimentaires.


 

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