Une lutte contre les allergies ? Ou une substance allergène ?

 

 

     La grande majorité des allergies identifiées sont provoquées par des aliments appartenant à huit groupes : cacahuète, soja, fruits à coques, lait, œufs, poisson, crustacés et blé. Leur étude montre que l’allergénicité d’un aliment est pratiquement toujours dû à un grand nombre de protéines. De plus, une protéine allergénique présente généralement plusieurs sites capables de déclencher des allergies. La liste des allergènes est donc quasiment infinie. Or l’industrie alimentaire à non seulement mélangé abondamment des substances d’origines diverses (kiwi qui se trouve dans des petits pots pour bébé) sans étiquetage systématique, mais elle a aussi crée de nouvelles substances de synthèse sans que des contrôles poussés précèdent la mise sur le marché. Les OGM s’inscrivent dans ce processus d’industrialisation croissante de l’alimentation. Les produits qui contiennent des OGM sont généralement hautement manufacturés. Il est donc difficile de déterminer quel élément précis d’un produit déclenche la réaction allergique. L’association médicale britannique, demande la mise en place d’un moratoire sur les OGM dans l’attente de nouvelles recherches permettant de déterminer le vrai pouvoir allergène des OGM.

 

Un gène qui est inséré dans un organisme est la première source d’allergie possible car elle synthétiserait une protéine allergène. Autrement dit, le gène extérieur inséré dans l’OGM peut devenir allergène. Dans le cas des OGM, le caractère « dissimuler », du fait de sa présence dans le génome de la plante est plus délicat a traité. Ainsi si une personne est naturellement allergique a un certain produit si elle consomme un autre produit qui possède le gène allergène elle subira la réaction. Aucune méthode de détection n’existe pour les allergies alimentaires alors que pour les allergies dues aux acariens ou au pollen il en existe. Des tests sériques pourraient être réalisé malheureusement ils sont trop coûteux et donc difficilement envisageable. La seule méthode pour anticiper les réactions est d’éviter l’élément en question. Pour éviter ce genre de problème il serait plus simple de mettre en place un système d’étiquetage et de traçabilité afin que les personnes allergiques puissent éviter autant que possible ces produits. Sur cet étiquetage il serait indispensable d’indiquer la présence d’OGM mais surtout quel OGM avec quelle modification génétique, produisant quelle protéine… Cela permettrait également aux médecins allergologues d’avoir un meilleur suivi des substances à risques. Les promoteurs d’OGM disent que l’introduction d’aliments exotiques non OGM n’ont pas été soumis à un test allergène. La seule différence qui demeure est qu’il est impossible d’éviter ces produits lorsqu’ils sont cachés dans une construction génétique. Comme nous l’avons vu ci-dessus, un OGM par sa construction est une source supplémentaire de risque en matière d’allergie. Pour déterminer l’allergénicité d’une protéine, plusieurs tests sont indispensables. Même si ces tests peuvent donner une idée ils ne permettent pas de prédire avec certitude le caractère allergène d’une protéine. De plus, des modifications même ponctuelles de la séquence d’acide aminé peuvent jouer sur l’allergénicité. Denise-Anne Monnoret Vautrin explique « qu’on ne sait actuellement pas ce qui pourrait prédire qu’une protéine est allergène ».

 

     La transgénèse n’est pas encore une technique qui est totalement maîtrisée. En effet, lors de la création d’un OGM, les scientifiques ne peuvent pas savoir si le transgène a intégré on non le génome hôte ni la position exact du gène étranger dans le génome, ni son expression, ni l’influence qu’il peut avoir sur les autres gènes. L’évolution du gène dans le temps reste encore la dernière incertitude. Anne Briand Bouthiaux explique que « la cause principale de l’instabilité des lignées transgéniques est sans doute le caractère hasardeux de l’insertion du transgène, générateur d’effets génétiques secondaires inattendue ». En effet, on ne connaît que très peu les interactions géniques par conséquent on ne peut prévoir les résultats de manipulations hasardeuses. Par exemple si on place deux gènes similaires à deux endroits différents on produira soit deux protéines différents soit la même en quantité différents. Dans les deux cas, les risques allergéniques peuvent apparaître suite aux manipulations du génome sans avoir été voulu ni prévu. En effet, la variation en quantité de protéine peut ou non déclencher une réaction allergique. On peut également observer lors de l’insertion de nouveau gène, l’expression d’un gène jusqu’alors inactif dans l’organisme, ce qui peut à terme provoquer l’apparition d’un nouveau caractère allergène.

 

     Les médecins suggèrent que la création d’un réseau de surveillance des allergies servirait à dépister plus tôt la venue d’effets indésirables imprévisibles. La probabilité du risque d’allergie pour l’être humain est le principal danger que pourraient engendrer les OGM. On considère aujourd’hui, que la partie de la population qui est allergique à l’un des principaux groupes d’aliments (énonces plus haut) pourrait augmenter avec l’apparition des OGM dans nos assiettes. La seule solution pour éviter que cela se produise est d’éviter d’utiliser des plantes connues comme étant allergènes.

     On peut prendre comme exemple du pouvoir allergène des plantes génétiquement modifiés le cas du maïs BT. Ce maïs transgénique a été le premier à être commercialisé au niveau mondial et il a été à l’origine de la commercialisation des OGM. Aux Etats Unis, le 22 septembre 2000, une association américaine de lutte contre les OGM et de défense des consommateurs remarque des traces de l’ADN d’un gène de résistance allergène, inséré dans le maïs BT utilisé pour la fabrication des tortillas, très populaire aux Etats Unis. Un mois plus tard la FDA (food and drug administration), une association responsable du contrôle des OMG après leur commercialisation déclare que 44 personnes se sont plaintes de démangeaisons, nausées et autres signes d’allergies.

     A ce jour, les scientifiques estiment que les risques d’allergies engendrées par la consommation d’OGM sont le danger maximal. Cependant ceci ne reste qu’une hypothèse car le recul permettant d’analyser les répercussions des OGM sur notre organisme est encore trop faible. De plus, les médecins suggèrent la création d’un réseau de surveillance des allergies afin de dépister plus tôt l’arrivé d’effets indésirables imprévisibles.

     Et si la modification génétique des aliments ou des plantes permettrait au contraire une amélioration de la vie des allergiques ? Si en cultivant des produits sans la protéine responsable des allergies, les allergiques pouvait de nouveau mener une vie normale ? Supprimer les substances allergisantes est une opération de « sécurité alimentaire » et elle est désormais envisageable par l’intervention d’une transgénèse. Bien que compliqué car elle implique de nombreuses protéines, les projets visant à réduire l’allergénicité du riz, du soja se multiplient. Une équipe californienne a déjà obtenu des résultats intéressants sur les protéines du gluten facteur d’intolérance du blé qui est un problème qui touche une personne sur 200. L’allergie aux cacahuètes qui concerne actuellement un enfant sur 30 fait l’objet de travaux américains.

     Les avis sur les OGM sont controversés, certains pensent que ces derniers apporteront des allergies alors que d’autres pensent que ce sont une façon de les supprimer. Malheureusement nous n’avons pas assez de recul pour savoir exactement si les OGM sont une source allergène ou alors une solution pour supprimer les allergies. Des études sont encore à prévoir, pour déterminer l’exactitude de son rôle dans les allergies.

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